Un renard dans les arbres!

Mon collègue raccroche le téléphone et me dit : « Demain tu vas grimper dans les arbres à Pokeyland ». Je n’ose pas lui dire la petite appréhension face au vide qui me guette depuis tout petit. Pas grave, quand faut y aller, faut y aller. Un petit trajet en voiture sympathique d’à peine 15 minutes et c’est déjà l’entrée du parc qui se dessine à la sortie de Fey, de l’autre côté de la frontière mosellane. Une entrée classe et moderne, tout comme le parc qui a soufflé sa première bougie le 21 juin dernier. Bon allez, c’est parti !

Ce qui marque d’entrée de jeu, c’est une grande tour installée juste derrière l’accueil. On y aperçoit un mur d’escalade, mais surtout il y a la possibilité d’effectuer un saut dans le vide de dix-huit mètres… Mon cœur ne résisterait pas à ce genre de sensation, je préfère avancer un peu plus loin… C’est là que se trouvent des Segway® avec lesquelles il est possible de faire le tour du parc. Ni une, ni deux, après quelques secondes d’explications, l’engin est entre mes mains et c’est parti. Pour une première, la prise en main est vraiment simple et intuitive. Et pour les joueurs de Pokémon Go, il avance à la bonne vitesse pour faire éclore ses œufs. Néanmoins, Pokeyland ne rime pas avec Pokémon, car aucune petite bestiole ne pointe le bout de son nez sur les smartphones. Quinze minutes et trois kilomètres plus tard, c’est retour à la case départ après s’être faufilé entre les arbres.

Enfin, ce retour est synonyme du début de l’Accrobranche® ou plutôt du « parcours acrobatique en hauteur », le terme Accrobranche® étant une marque déposée. « Tu n’as qu’à faire le parcours bleu et vert », me dit Nicolas Poquet, le directeur général du parc. Je dois bien avouer une certaine crainte et j’hésite avant de commencer à monter. Et j’ai oublié de me mettre une couche en plus, ça ne va pas le faire ! Arbre après arbre, j’évite de regarder en bas et oublie presque la hauteur en avançant avec conviction. Arrive une première tyrolienne. Bon, va falloir se lancer… Les jambes sont lourdes. Mais juste après s’être élancé, c’est le bonheur. Un bonheur de quelques secondes, mais qu’il est plaisant ! Arrivent ensuite les dernières plateformes, où je n’hésite pas à trouver des moyens plus simples pour les contourner, avant de reposer les pieds sur la terre ferme. Les jambes un peu tremblotantes mais avec surtout un large sourire qui se dessine. « On passe au bleu du coup ? », me demande l’une des dames chargée des parcours, « il bouge un peu plus quand même ». Je me dirige plutôt vers le second parcours vert, dit de « Découverte ». Même que maintenant, je n’hésite plus à m’élancer aux tyroliennes. Et Dieu sait que j’avais peur. Le retour sur le sol serait presque trop rapide. Pokeyland m’a réconcilié avec l’accrobranche.

Un parc pour tout le monde

L’heure tourne, l’estomac commence à faire du bruit. Oh, tiens, un « Snack » ! Pizza, panini, burger, le choix est difficile… Le « chef » me propose une pizza, j’opte plutôt pour un simple nuggets-frites. Ça reste simple, mais rempli bien l’estomac si on veut repartir vers de nouvelles aventures l’après-midi.

Le temps me rattrape mais Pokeyland est bien le parc de toutes les occasions. Un enterrement de vie de garçons ? On peut y faire du paintball, du saut dans le vide ou même encore de l’Ejector. On veut amener les plus petits dans la forêt ? Le village des lutins, le parcours acrobatique en hauteur ou même la Rosalie sont pour eux. On souhaite juste siroter un coup ? Il est possible de rentrer dans le parc, car l’entrée est gratuite, ce sont uniquement les activités qui sont payantes. D’ailleurs, on m’a glissé que des tables de ping-pong, des terrains de pétanque ainsi que des jeux pour les enfants étaient mis gratuitement à disposition…

Maxime HENRY

Sources : L’Est Républicain